Artiste Italien, ses débuts dans la musique se font très jeune en touchant à divers instruments, à l’adolescence il se passionne pour la guitare et monte un groupe avec des amis. Il commence à s’orienter vers les platines et la production en 2000 encouragé par son ami Alex Kenji. Comment qualifier en 2 mots Manuel De la Mare ? Eclectisme et productivité. Il s’associe en 2007 avec 2 compatriotes Italiens, Alex Kenji et Marshall, pour ouvrir 2 labels d’orientations différentes : 303Lovers pour les morceaux dancefloor et Hottfingers plutôt du coté de la house. Ces 2 labels se sont en quelques années forgés une solide réputation sur la scène internationale. Artiste que l’on retrouve beaucoup plus dans la production de remix que dans ses propres compositions.
C’est en 2006 que l’on découvre pour la première fois Manuel De La Mare avec le remix de « Punk Rock Electro » de Nino Anthony avec une orientation Electrohouse.
Il conserve ce style en 2007 pour nous offrir sa première production perso avec l’Ep « Sphynx/Ra » signé sur le label Anglais Mokilok Recordings. Toujours en Angleterre, il signe chez Method Records (sous branche de Baroque Records destinée aux producteurs moins connus) le titre « Genesis » qui reste assez pauvre musicalement. Nouveau label, cette fois en Ireland avec Omnis Recordings qui accueil l’Ep «OK/Shampoo », « Ok » toujours dans ce style electrohouse et « Shampoo » du coté de la minimale. Sur le même label, il termine l’année dans l’electrohouse avec « Girls That Do »
Son premier remix de l’année revient à son ami Alex Kenji et son titre « XS » où l’on retrouve cette pointe minimale sur une basseline electrohouse. Petit remix de remerciement pour un artiste Omnis, Calbos et son titre « Modulation » le rendant beaucoup plus dancefloor. De nouveau un remerciement, cette fois pour Mokilok Recordings sur l’excellent morceau « Music People » de Rhythm Code et Dan Welton revu avec la touche electrohouse made in De La Mare. Enfin, il termine avec notre Français Muttonheads et son titre « Ready ? » rendu pour le coup plus deep.
Retour sur Method en 2008 pour la sortie de son 2ème Ep, « Oracle/Solaris » avec cette fois une orientation progressive house. Mais le gros carton qui va le révéler au grand public est sa reprise de « Born Slippy » d’Underworld signée sur Omnis et toujours du coté progressive house.
Alors autant les productions perso se comptent sur les doigts d’une même main, autant il y a prolifération de remix. Il commence par le titre dance « No Stoppin Us » du méconnu The Kic Pimpz qu’il revisite avec sa progressive house mais qui passera inaperçu. Il remix de nouveau un artiste Omnis, Yashie Chandler, et le morceau « Platinum ». Il fait l’ouverture de son propre label Hotfingers en remixant « Ian Round – Dancin’ » qui se caractérise par son gros break au piano. Un autre petit remix est celui de « Natural Perfection » de Noel Sanger avec de belles nappes progressive house. Première apparition sur son autre label également, 303Lovers, avec un remix pour son pote Alex Kenji et « Stupid Question » auquel il rajoute une basse bien grasse. Ses talents de producteur progressive house lui permettent d’être repéré par le gros label Anglais Anjunadeep qui lui propose un remix de « Calypso » de Jay Lumen. Dans le même style, il remix à nouveau Alex Kenji avec « Ytaca ». Il termine l’année en trombe en s’associant à Alex Kenji pour remixer « Helena » de Nino Anthony (artiste Hotfingers). Il remix un anthem de la fin des année 90 « Veracocha – Carte Blanche » sans grand intérêt. On le retrouve sur le morceau « Panorama » de notre Français Cedric Vital et retour au coté d’Alex Kenji pour le remix de « A Reason To Leave » de Ben Lb très planant. Il termine par le « High Flyer » de Ceeryl qu’il transforme à coup de gros filtres, à croire qu’il aime la France.
Un peu plus de production perso à se mettre sous la dent en 2009, avec carrément la sortie d’un mini album « Cluster » qui comprend 6 titres signés sur Baroque Records (preuve que maintenant le nom de Manuel De La Mare n’est pas inconnu) dans un style progressive house proche de la trance. Il est ensuite fidèle à Hotfingers en signant 3 titres. « With Or Without Me », reprise de U2 et leur titre du même nom, « Moloko » qui marque son arrivée sur la scène tech house. Il termine l’année avec la sortie de « U & Me » et la douce voix de la Suédoise Elissa Björck.
Une fois n’est pas coutume, de nombreux remix voient le jour en 2009. Il démarre l’année sur le titre « Topspin, Andy Fink & Matuss – Modena », très bon remix mélangeant la tech house et la progressive house. Il fait un carton avec le remix du titre house « La Musique l’Amour » de Sebastian Davidson qui permet à Manuel de s’essayer à la deep house, morceau playlisté par Roger Sanchez. Il s’associe à l’Américain Tyler Michaud pour revisiter le très beau morceau « Nicotine » de Musetta. Avec tout ces succès un grand Mr lui propose un remix, Robbie Rivera avec son titre « New Direction » qu’il rend beaucoup plus écoutable. Petit remix pour le duo Nosmo et Kris B. avec le titre « Grouse », puis il s’attaque à un artiste 303Lovers, Mini Mode, qu’il remix avec Marshall sur le morceau « Process » cette fois dans un style techno très rythmé. Il passe ensuite faire un tour sur Hotfingers pour remixer le duo Paolo Driver et Stoned Chicken avec le titre « Miss Sarabanda », il se rapproche de la scène trance en remixant « Pulse » de Talla 2XLC ce qui lui permet de se remettre à la progressive house. Il termine l’année avec le remix de « My Music & Me » de Lissat & Voltaxx, puis de nouveau un titre de Sebastian Davidson, « The Zound Of Muzik » dans un esprit très planant
Encore une fois peu de productions personnelles en 2010, mais une grosse signature au coté de Marshall sur 1605 Music Therapy le label de Umek. Il s’agit du titre « Blackbird » dans un style tribal house. Il signe aussi sur Hotfingers la bombe dancefloor « Talamanca ».
Ca ne vous étonnera pas si je vous dis que Mr De La Mare n’a pas chaumé du coté des remix, c’est tout simplement son année la plus prolifique. Il commence par remixer un anthem connu de tous « Samba de Janeiro » de Bellini qui finira tout simplement numéro 1 des ventes sur Beatport. Il conserve l’esprit commercial dans son remix de « Mr Wiseguy » du méconnu LaSelva, et il donne une note latine au titre « Yello Vs. Hardfloor – Vicious Games ». De nouveau pour Lissat & Voltaxx, il remix « 8 Days In Kazantip » et ses sonorités de flûtes, remix dans un style tribal house sur Hotfingers. Il reste sur son label et remix au coté d’Alex Kenji « Hear Here » de Jorgensen et Patric La Funk toujours dans cet esprit tribal. Il enchaîne par un petit remix pour un inconnu, Nir Shoshani et le titre « Forkie », puis il remix le morceau electrohouse « A Voice Of My Own » du duo Hertz qu’il transforme en techno. Il pose son nom sur le gros label Rise en remixant « My Friend » de Nicky Romero dans une version « deeper » qui comme son nom l’indique est plus lente dans un style deep house assez intéressant. On le retrouve aussi sur le titre « Paul Thomas & Sonny Wharton ft. Sam Jones - I Wanna Be With You Every Day” et “Ant Brooks, Paul Thomas & Sonny Wharton – Konduktor” pour démarrer l’été. Il fait de nouveau un remix pour Paolo Driver et “Disco Croccante” dans un style tech house, puis il remix « Idera » de Russell G. qui ne change pas tellement de l’original. Il s’associe de nouveau à Marshall et remix « Let’s All Chant » de Federico Scavo dans un esprit très commercial, mais il se reprend en pondant un excellent remix de l’anthem « The Age Of Love » du duo du même nom. Il termine l’année par le remix de « Toyg » de The Old Young Guy qui prend un coup de vitamine tribalisé, il remix aussi « Take Me » de Twin Pack dans un style progressive house. On le retrouve sur le tube de Dj Falk, « Jaana » qu’il transforme en tech house et sur « 1990 » de Giorgio Prezioso et Libex.








